Topping Mini 300 : test & avis complet 2026 — le successeur du PA5 II Plus à 139€
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• Ce qu’est vraiment le Mini 300 — et pour qui il n’est PAS fait
• Architecture fully balanced : ce que ça change concrètement
• Puissance réelle vs chiffres marketing — le tableau complet
• SINAD 104,5 dB ASR : que signifie ce score en pratique
• Comparatif Mini 300 vs Fosi V3 vs PA5 II Plus vs AD18 V3.1
• Avec quoi l’associer : DAC, enceintes, lecteurs réseau
• Pour qui c’est fait — et les profils qui doivent regarder ailleurs
Un ampli de puissance fully balanced avec un SINAD de 104,5 dB — catégorie « Excellent » sur ASR — dans un boîtier qui tient dans une main. Pour 139€. Le Topping Mini 300 est sorti en novembre 2025 et a immédiatement mis fin à la carrière de son prédécesseur le PA5 II Plus, vendu deux fois plus cher.
Ce n’est pas un ampli intégré. Pas de DAC, pas de Bluetooth, pas de télécommande. C’est précisément pour ça qu’il est si bon — et précisément pour ça qu’il ne convient pas à tout le monde. J’ai passé plusieurs semaines à le tester dans différentes configurations : stack desktop avec DAC Topping, en remplacement d’un ampli Class A/B, branché sur WiiM Ultra. Voici ce que ça donne — sans détour.
Topping Mini 300
- Architecture : Class D fully balanced
- Puissance réelle : 65W × 2 à 8Ω — 125W × 2 à 4Ω (seuil 1% THD)
- THD+N @ 8Ω / 5W : < 0,0004% (balancé)
- SINAD mesuré (ASR) : 104,5 dB — catégorie « Excellent »
- SNR : 124 dB (balancé) / 121 dB (asymétrique)
- Bruit de fond : < 15 µVrms
- Entrées : TRS 6,35mm (symétrique) + RCA (asymétrique)
- Trigger 12V : ✅ allumage synchronisé DAC
- DAC intégré : ❌ — ampli de puissance pur
- Bluetooth : ❌
- Télécommande : ❌
- Dimensions : 166 × 41 × 129 mm — tient dans une main
- Coloris : Noir / Argent / Blanc
Le Mini 300 n’est pas un ampli « classique » — et c’est précisément son intérêt
La majorité des amplis FDA que nous testons sur LabelHiFi sont des amplis intégrés : ils embarquent un DAC, souvent du Bluetooth, parfois un préampli phono, un écran, une télécommande. L’AD18 V3.1, l’AO300 PRO, le Fosi V3 — tous ont au moins une entrée numérique et une façon de gérer le volume depuis votre canapé.
Le Mini 300 est différent dans sa philosophie. C’est un ampli de puissance pur. Il n’a pas de DAC. Pas de Bluetooth. Pas de télécommande. Pas d’entrée optique. Il prend un signal analogique en entrée — RCA ou TRS — et l’amplifie pour le donner à vos enceintes. C’est tout. C’est précisément pour ça qu’il est si petit, si propre, et si peu cher pour ce niveau de performance.
Cette philosophie « faire une seule chose, la faire parfaitement » correspond à un profil d’utilisateur précis — qu’on va détailler. Mais commençons par comprendre pourquoi des gens passent de leur ancien système à ce type d’ampli.
Le scénario typique : du WiiM Amp Pro au Mini 300
Prenons un exemple concret que je vois régulièrement sur les forums. Vous avez un WiiM Amp Pro — ou un ampli intégré Class A/B d’entrée de gamme type Yamaha A-S301 ou NAD C316BEE. Il fait tout : il amplifie, il a du Bluetooth, des entrées analogiques, peut-être une phono. Mais vous avez depuis acquis un WiiM Ultra comme source et streamer principal. Vous n’utilisez plus les fonctions de streaming de l’ampli. Le Bluetooth ne sert plus. Le DAC intégré est doublonné par celui du WiiM.
À ce stade, vous payez pour des fonctionnalités que vous n’utilisez plus — et pire, vous subissez les compromis de conception qui vont avec : le DAC intégré d’un ampli à 300€ est rarement aussi bon que celui d’un DAC dédié à 100€, et l’étage d’amplification partage le budget avec toutes ces fonctions périphériques.
La logique du « séparés » reprend alors ses droits : un bon DAC ou lecteur réseau (WiiM Ultra, SMSL RAW-MDA1, Topping D50 III) branché sur un bon ampli de puissance pur. Le Mini 300 est exactement cet ampli de puissance : il reçoit le signal analogique préamplifié de votre source, l’amplifie proprement, et l’envoie aux enceintes. Rien de plus, rien de moins.
Le même raisonnement s’applique si vous étiez sur du Class A/B traditionnel et que vous cherchez à passer à du Class D pour des raisons de compacité, de chaleur dégagée et de consommation électrique — sans sacrifier la qualité sonore. Le Mini 300 répond à cette question précisément. Topping est l’une des marques Chi-Fi les plus sérieuses du marché — si vous n’êtes pas familier avec ces fabricants chinois qui ont bouleversé le monde HiFi, notre guide complet vous donnera toutes les clés.
Architecture fully balanced — ce que ça signifie vraiment
Le Mini 300 utilise une architecture Class D entièrement symétrique (fully balanced). Ce n’est pas un argument marketing vide : dans un environnement bureau où cohabitent PC, écrans, alimentations USB, l’architecture symétrique élimine physiquement les boucles de masse et les ronflements parasites. Chaque canal dispose de son propre chemin d’amplification indépendant, ce qui réduit aussi la diaphonie entre voies gauche et droite (Topping annonce -106 dB de séparation de canaux).
En pratique, ça se traduit par un silence de fond remarquable : moins de 15 µVrms de bruit mesuré. Pour des enceintes à haute sensibilité comme des Klipsch (90+ dB), c’est la condition sine qua non pour ne pas entendre de souffle à faible volume. Les utilisateurs de KEF LS50, Q Acoustics 3030i ou Wharfedale Diamond 12.1 sur le Mini 300 rapportent unanimement un fond sonore noir, sans artefacts.
Le gain de l’ampli est de 19,2 dB — une valeur délibérément modérée, adaptée aux sorties ligne des DAC (typiquement 2-4V). Ce n’est pas un ampli pour être branché directement à la sortie casque d’un téléphone — il faut une source avec une vraie sortie ligne.
Puissance réelle — le tableau que personne ne publie clairement
Les chiffres constructeur annoncent 140W × 2 sous 4Ω. C’est la valeur à 10% de distorsion — le seuil au-delà duquel le signal est audiblement saturé. Ce chiffre ne signifie rien pour une écoute musicale normale.
Voici les valeurs qui comptent, issues des mesures ASR et HomeCineSolutions :
| Charge | Puissance @ 1% THD | Puissance @ 0,1% THD | Usage réaliste |
|---|---|---|---|
| 4Ω | 125W × 2 | ~100W × 2 | Enceintes 4Ω exigeantes |
| 8Ω | 65W × 2 | ~55W × 2 | Enceintes standard 8Ω — usage courant |
65W sous 8Ω à moins de 1% de distorsion, c’est la réalité de cet ampli dans la majorité des configurations. C’est amplement suffisant pour une pièce de 20-25m² avec des enceintes à sensibilité normale (86-89 dB). Pour une grande pièce avec des enceintes exigeantes à faible sensibilité, il faudra regarder vers le PA5 II Plus ou une solution plus puissante.
Note importante : la puissance chute sous charge 8Ω car l’alimentation externe est dimensionnée pour la compacité, pas pour la puissance maximale. C’est le compromis assumé du Mini 300. Si vous avez des enceintes à 4Ω, vous récupérez de la puissance — si vous êtes sur du 8Ω standard, 65W réels restent très confortables pour un usage domestique normal.
Mesures ASR — SINAD 104,5 dB : que signifie ce score ?
Audio Science Review (ASR) a mesuré le Mini 300 et lui a attribué un SINAD de 104,5 dB en entrée symétrique — ce qui le place dans la zone « Excellent » de leur benchmark, aux côtés de produits deux à trois fois plus chers jusqu’à récemment. En RCA asymétrique, le SINAD descend légèrement à environ 102 dB — toujours très bon, mais la différence justifie d’utiliser l’entrée TRS si votre DAC en dispose.
Pour contextualiser : le Fosi V3 mesure environ 100-101 dB de SINAD sur ASR. L’ancien PA5 II Plus mesurait 104-105 dB. Le Mini 300 est essentiellement au même niveau que son prédécesseur deux fois plus cher.
La distorsion à 5W sous 8Ω est inférieure à 0,0004% — très en dessous du seuil d’audibilité humaine (généralement cité à 0,01% et au-delà). En conditions normales d’écoute musicale (1-10W en pics), cet ampli est objectivement transparent. Il ne colore pas le son. Il ne chauffe pas le signal. Il amplifie et c’est tout.
Amir (ASR) conclut : « Le Topping Mini 300 offre une exécution soignée avec une excellente mise en œuvre de la Class D. Pour ce prix, vous avez un amplificateur stéréo qui produit beaucoup de puissance tout en occupant très peu d’espace. Il brise certainement le cliché selon lequel il faut dépenser beaucoup pour obtenir de bonnes performances. »
Design et connectique

Le Mini 300 mesure 166 × 129 × 41 mm. Il tient littéralement dans une main. Le châssis est usiné en aluminium anodisé — en noir, argent ou blanc. La finition est irréprochable pour le prix. Les ouïes de ventilation sont sur les côtés et le dessous, la dissipation thermique est passive (pas de ventilateur), et l’aluminium joue le rôle de radiateur.
🎛 FAÇADE
✦ Potentiomètre de volume — grande course, précis
✦ Commutateur ON / OFF / TRIG — allumage synchronisé
✦ Commutateur entrée SE (RCA) / BAL (TRS)
✦ LED indicateur de fonctionnement
✦ Pas de télécommande — tout se gère en façade
🔌 ARRIÈRE
✦ Entrée RCA stéréo (asymétrique — IN1)
✦ Entrée TRS 6,35mm stéréo (symétrique — IN2)
✦ Prise 12V Trigger (mini-jack) — synchro DAC
✦ Bornes enceintes L+/L−/R+/R− (fiches banane OK)
✦ Prise alimentation DC 38V (bloc externe fourni)
Le mode TRIG est particulièrement pratique : branché via un câble de synchronisation à un DAC Topping compatible (série D, série E), le Mini 300 s’allume et s’éteint automatiquement avec lui. Plus besoin de gérer plusieurs interrupteurs. Sur la série WiiM, le trigger 12V fonctionne également si votre lecteur réseau en dispose.
Deux limitations à connaître : l’ampli ne peut pas être ponté en mono (pas de mode bridge), et il n’y a pas de sortie subwoofer. Si vous souhaitez intégrer un caisson de grave, il faudra soit passer par la sortie préampli de votre DAC, soit opter pour un ampli intégré comme l’AD18 V3.1 ou l’AO300 PRO.
Test sonore — ce qu’on entend vraiment
Un ampli avec un SINAD de 104,5 dB et un THD+N de 0,0004% est, par définition, transparent. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a rien à entendre — ça veut dire qu’il amplifie exactement ce que la source lui envoie, sans rien ajouter. J’ai testé le Mini 300 sur Monitor Audio Bronze 3 (8Ω, 90dB) et Klipsch R-41M (8Ω, 92dB), avec un DAC Topping D50 III en entrée TRS symétrique.
SINAD 104,5 dB = bruit de fond inaudible même sur des enceintes à 92 dB de sensibilité. THD+N < 0,0004% = distorsion en dessous du seuil de perception humaine à toutes les fréquences. En pratique : ce que vous entendez, c’est votre source et vos enceintes — pas l’ampli.
Graves
Rapides, définis, sans boursoufflure. Le Mini 300 contrôle le bas du spectre avec une autorité que peu d’amplis à ce prix atteignent. Sur les Monitor Audio Bronze 3, la contrebasse est tendue, le kick de batterie a du poids sans débordement. C’est le bénéfice direct du fully balanced : l’impédance de sortie réduite garantit un bon facteur d’amortissement quelle que soit la charge. Aucun effet de « lacher » dans les passages dynamiques.
Médiums
Neutres, présents, sans aucune coloration. Les voix sont restituées exactement comme la source les lui envoie — ni épaissies à la manière d’un tube, ni amincies comme certains TPA3255 mal filtrés. C’est là que le SINAD de 104,5 dB se fait entendre : une lisibilité des détails dans les médiums qu’on ne trouve habituellement pas sous 200€. Sur des enregistrements vocaux en FLAC 24/192, la texture des consonnes et la respiration entre les phrases sont parfaitement audibles.
Aigus
Étendus, sans dureté. Là où certains Class D d’entrée de gamme ont tendance à durcir les transitoires dans l’extrême-aigu, le Mini 300 reste lisse et naturel. Sur les Klipsch R-41M à 92 dB de sensibilité — des enceintes qui exposent impitoyablement toute dureté dans les hautes fréquences — aucune fatigue d’écoute sur des sessions de deux heures. C’est l’un des marqueurs les plus fiables d’une bonne implémentation de la class D.
Scène sonore et dynamique
Large, bien aérée, avec un placement des instruments précis. La séparation des canaux à -106 dB n’est pas qu’un chiffre de spec : sur de l’orchestre ou du jazz en trio, chaque instrument a sa propre place dans l’espace stéréo. La dynamique est respectée — les crescendos arrivent avec leur plein impact, les passages pianissimo conservent leur détail. C’est le son d’un ampli qui ne compresse pas, qui ne fatigue pas, qui disparaît derrière la musique.
• Silence de fond absolu — même collé à un tweeter Klipsch à 92 dB, zéro souffle
• Transparence totale : les défauts viennent de la source, jamais de l’ampli
• Dynamique sans compression jusqu’aux limites de puissance
• Entrée TRS symétrique — vrai avantage en environnement bureau bruité
• Trigger 12V qui fonctionne vraiment bien avec les DAC Topping
❌ Ce qu’on regrette
• 65W réels sous 8Ω — suffisant dans la plupart des cas, mais pas pour les enceintes exigeantes en grande pièce
• Pas de sortie subwoofer ni de mode bridge mono
• Alimentation externe volumineuse à caser
• Pas de télécommande — le volume se gère uniquement à la main
Avec quoi associer le Mini 300 ?
Le Mini 300 est un ampli de puissance pur — il a besoin d’une source avec sortie analogique ligne. Voici les associations les plus pertinentes :
DAC de bureau (stack minimaliste)
L’association naturelle est un DAC USB compact. Les modèles Topping de la série E (E30 II Lite, E50) s’intègrent parfaitement en symétrique via TRS, et le trigger 12V assure l’allumage synchronisé. Le SMSL RAW-MDA1 (~100€) ou le Topping D10s (~80€) sont des choix solides pour constituer un stack desktop ultra-compact. La sortie symétrique XLR-TRS du WiiM Ultra fonctionne également directement avec l’entrée BAL du Mini 300.
Lecteur réseau / streamer
C’est ici que le Mini 300 brille vraiment comme pièce finale d’une chaîne HiFi moderne. Si vous avez un WiiM Ultra, un Bluesound Node, un Cambridge Audio CXN V2 ou tout autre lecteur réseau avec sortie analogique ligne, le Mini 300 est l’étage d’amplification idéal : il ne colore pas, il n’ajoute rien, il amplifie ce que le lecteur réseau a déjà traité. C’est exactement la logique de la « stack » audiophile appliquée à un budget raisonnable.
Remplacement d’un ampli intégré vieillissant
Si vous avez un Denon PMA-600NE, un Yamaha A-S301 ou un NAD C316BEE et que vous possédez par ailleurs un DAC ou streamer de qualité, le Mini 300 peut avantageusement remplacer l’étage d’amplification. Les mesures ASR montrent clairement que le Mini 300 est objectivement plus propre que la majorité des amplis intégrés Class A/B de moins de 500€. La différence se ressent particulièrement sur le silence de fond et la restitution fine des détails.
Enceintes recommandées
Le Mini 300 convient à toutes les enceintes de 4 à 8Ω avec une sensibilité de 84 dB minimum. Il excelle particulièrement sur :
- Enceintes bibliothèque 86-90 dB (Eltax Monitor III, Wharfedale Diamond 12.1, Q Acoustics 3030i) — dans une pièce jusqu’à 25m²
- Enceintes à haute sensibilité Klipsch (90 dB+) — dans n’importe quelle pièce
- Moniteurs de studio passifs (Yamaha HS5, KRK Rokit) — parfait pour un usage production/écoute
Pour des enceintes colonnes en grande pièce ou des charges très difficiles (< 84 dB, 4Ω avec plongées d’impédance sévères), envisagez un ampli plus puissant.
Mini 300 vs la concurrence directe
| Ampli | Prix | SINAD | Puissance réelle 8Ω | DAC intégré | Bluetooth | Entrée symétrique | Trigger 12V |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Topping Mini 300 | 139€ | 104,5 dB | 65W × 2 | ❌ | ❌ | ✅ TRS | ✅ |
| Fosi Audio V3 | ~80€ | ~100 dB | 38W × 2 (32V) | ❌ | ❌ | ❌ RCA seulement | ❌ |
| SMSL AD18 V3.1 | ~140€ | ~95 dB | ~30W × 2 | ✅ Full Digital | ✅ aptX | ❌ | ❌ |
| SMSL AO300 PRO | ~270€ | ~110 dB | 85W × 2 | ✅ CS43131 | ✅ LDAC | ✅ RCA | ✅ |
| PA5 II Plus (arrêté) | ~329€ neuf | ~104-105 dB | 56W × 2 | ❌ | ❌ | ✅ TRS | ✅ |
Le tableau dit tout. Le Mini 300 égale le PA5 II Plus en performance mesurée, le surpasse en puissance sous 8Ω (65W vs 56W), et coûte moins de la moitié. Face au Fosi V3, il apporte +4 dB de SINAD, l’entrée symétrique TRS et le trigger 12V — pour 60€ de plus. Face à l’AD18 V3.1 au même prix, il est objectivement plus propre et plus puissant, mais n’a pas de DAC intégré ni de Bluetooth — c’est là la question fondamentale de choix.
Pour qui est fait le Mini 300 — et qui doit regarder ailleurs
• Vous avez déjà un DAC, un streamer ou un lecteur réseau avec sortie ligne analogique (WiiM Ultra, Bluesound Node, SMSL RAW-MDA1, Topping D50 III…)
• Vous cherchez l’ampli de puissance le plus transparent possible à moins de 200€
• Vous remplacez un ampli intégré dont vous n’utilisez plus les fonctions intégrées (Bluetooth, DAC) depuis que vous avez un streamer dédié
• Vous venez du WiiM Amp Pro et vous voulez « séparer les rôles » : streamer d’un côté, ampli pur de l’autre
• Vous passez du Class A/B à du Class D pour des raisons de compacité, de chaleur ou de consommation
• Vous montez un stack desktop minimaliste : DAC Topping + Mini 300 + enceintes bibliothèque
• Vous avez des enceintes de 84 dB ou plus dans une pièce jusqu’à 25m²
• Vous cherchez un seul appareil qui fait tout (ampli + DAC + Bluetooth + télécommande) → regardez l’AD18 V3.1 ou l’AO300 PRO
• Vous voulez brancher directement votre TV, votre PC en USB ou votre platine vinyle → il vous faudra un DAC ou préampli entre la source et le Mini 300
• Vous avez des enceintes difficiles à driver (< 84 dB de sensibilité, charge complexe en grande pièce) → le PA5 II Plus ou un ampli plus puissant sera nécessaire
• Vous avez besoin d’une sortie subwoofer → le Mini 300 n’en a pas
• Vous voulez une télécommande pour gérer le volume depuis votre canapé → aucune télécommande fournie ni compatible
Verdict
Le Topping Mini 300 est l’illustration parfaite de ce que Topping sait faire mieux que quiconque à ce prix : prendre une technologie utilisée dans des appareils à 300-500€ et la mettre dans un boîtier à 139€ sans compromis sur les performances mesurées. SINAD de 104,5 dB, THD+N inférieur à 0,0004%, bruit de fond inférieur à 15 µVrms — ce sont des chiffres qu’on ne voyait pas sous 200€ il y a deux ans.
La question n’est pas de savoir si c’est un bon ampli — c’est objectivement l’un des meilleurs de sa catégorie en 2026. La question est de savoir si c’est le bon ampli pour vous. Et la réponse dépend entièrement de si vous avez déjà une source analogique de qualité à lui brancher.
Si vous êtes dans la logique « séparés » — streamer ou DAC dédié d’un côté, ampli de puissance pur de l’autre — le Mini 300 est la référence du marché à ce prix. Si vous cherchez un tout-en-un, regardez l’AD18 V3.1 ou l’AO300 PRO selon votre budget.
★ Label LabelHiFi
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• Comparatif complet des meilleurs amplis FDA 2026 — pour voir comment le Mini 300 se positionne dans l’ensemble de la gamme
• Test SMSL AD18 V3.1 — si vous cherchez un tout-en-un au même prix
• Test SMSL AO300 PRO — si votre budget permet d’aller plus loin
• Test Fosi Audio V3 — l’alternative à 80€ si vous n’avez pas besoin de l’entrée symétrique
Questions fréquentes sur le Topping Mini 300
Le Topping Mini 300 peut-il fonctionner sans DAC externe ?
Non. Le Mini 300 est un ampli de puissance pur sans DAC intégré ni Bluetooth. Il ne peut recevoir que des signaux analogiques via ses deux entrées : RCA (asymétrique) ou TRS 6,35mm (symétrique). Pour l’utiliser, vous avez besoin d’une source avec sortie analogique ligne — DAC USB, lecteur réseau, lecteur CD avec sortie RCA, etc.
Quelle est la vraie puissance du Mini 300 ?
Les 140W × 2 annoncés correspondent à 10% de distorsion sous 4Ω — une valeur marketing inutilisable. La puissance utile réelle est de 65W × 2 sous 8Ω (seuil 1% THD) et 125W × 2 sous 4Ω (seuil 1% THD). Pour une pièce de 20m² avec des enceintes à 87 dB de sensibilité, 65W sont très largement suffisants.
Peut-on brancher un WiiM Ultra directement sur le Mini 300 ?
Oui, c’est même une association recommandée. Le WiiM Ultra dispose d’une sortie symétrique XLR que vous pouvez raccorder à l’entrée TRS du Mini 300 via un câble adaptateur XLR femelle vers jack TRS mâle 6,35mm. Si votre WiiM dispose d’un trigger 12V (vérifiez selon le modèle), vous pouvez même synchroniser l’allumage des deux appareils.
Le Mini 300 remplace-t-il le PA5 II Plus ?
Oui, et dans des conditions favorables il le surpasse même. Le PA5 II Plus est officiellement arrêté. Le Mini 300 affiche un SINAD équivalent (104,5 dB vs 104-105 dB), une puissance légèrement supérieure sous 8Ω (65W vs 56W), un format plus compact et un prix divisé par plus de deux. Pour les utilisateurs qui cherchaient le PA5 II Plus, le Mini 300 est la réponse logique en 2026.
Peut-on ponter le Mini 300 en mode mono ?
Non. Le Mini 300 ne supporte pas le mode bridge mono. Si vous cherchez une configuration mono pour des enceintes exigeantes ou une installation particulière, le Fosi Audio V3 Mono (paire ~320€) ou le Topping B200 sont des options à étudier.
Le Mini 300 est-il adapté pour des enceintes sensibles comme les Klipsch ?
Oui, et il les drive particulièrement bien grâce à son bruit de fond inférieur à 15 µVrms. Avec des Klipsch à 90 dB de sensibilité, vous n’entendrez aucun souffle au volume nul — une qualité que tous les amplis à ce prix ne peuvent pas garantir. Les retours utilisateurs sur Klipsch RP-280F confirment une association très réussie.
Fiche technique complète
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Architecture | Class D fully balanced |
| Puissance @ 4Ω / 10% THD | 140W × 2 |
| Puissance @ 4Ω / 1% THD | 125W × 2 |
| Puissance @ 8Ω / 10% THD | 85W × 2 |
| Puissance @ 8Ω / 1% THD | 65W × 2 |
| THD+N @ 4Ω / 5W / A-wt | < 0,0005% (SE) / < 0,0005% (BAL) |
| THD+N @ 8Ω / 5W / A-wt | < 0,0005% (SE) / < 0,0004% (BAL) |
| SNR @ 1kHz (A-wt) | 121 dB (SE) / 124 dB (BAL) |
| Dynamic Range | 121 dB (SE) / 124 dB (BAL) |
| Bruit de fond | < 15 µVrms |
| Réponse en fréquence | 20 Hz – 40 kHz (±0,3 dB) |
| Gain | 19,2 dB |
| Impédance de charge | 4–8Ω |
| Entrées | RCA stéréo (SE) + TRS 6,35mm stéréo (BAL) |
| Trigger | 12V (mini-jack) |
| Alimentation | DC 38V externe (fournie) |
| Dimensions (L×H×P) | 166 × 41 × 129 mm |
| Coloris disponibles | Noir / Argent / Blanc |
| Prix indicatif | 139€ |


